Mardi dernier, lorsque je retrouve « Micka » chez Jean-Christophe NICOLAS, au 14, rue Vigenère, le joueur effectue des exercices de proprioception dans la salle de gym. Mais dans le nouveau cabinet moulinois du kiné du club, le plateau instable et les exercices classiques d’équilibre ont été remplacés par une demi-sphère gonflée d’air, un écran interactif et une console de jeux dernière génération qui simulent un parcours à obstacle et reproduisent les mouvements du joueur. Mickaël est ainsi le héros d’une aventure. Et en découvrant sa facilité à éviter les obstacles alors qu’il se tient en équilibre sur sa jambe opérée, je comprends que cette aventure va bientôt avoir une fin heureuse : la phase de rééducation est quasi-terminée dans un délai optimal compte tenu de la blessure.
Les artisans de cette victoire sont au nombre de cinq. Il y a d’abord celui qui a posé le diagnostic, notre doc, le Docteur CASTELAN. Mickaël se plaignait de douleurs derrière le genou gauche lorsqu’il courrait depuis un choc reçu à l’entraînement. Des douleurs trop faibles pour s’arrêter mais trop importantes pour se livrer totalement dans des efforts intenses. Le doc pense à une lésion traumatique du ménisque externe, ce qui est confirmé par une I.R.M.
Le diagnostic posé, il fallait définir une stratégie. Ce type de pathologie ne peut se soigner que par une intervention chirurgicale, mais quand la planifier ? Le joueur était encore opérationnel, mais courrait le risque de voir la lésion s’aggraver à tout moment… ou pas. La chirurgie entraînerait un arrêt minimum de 6 semaines. Le joueur venait d’arriver dans un nouveau club et comptait bien s’y imposer. Il savait que cette blessure l’handicapait dans ses performances sur le terrain. Il savait aussi que l’opération l’éloignerait des terrains. La décision fut donc difficile à prendre mais Mickaël s'est résolu fin novembre à l’intervention chirurgicale. D’autant plus sereinement qu’il savait qu’il allait être pris en charge par l’un des plus grands spécialistes en chirurgie du membre inférieur, le Docteur SONNERY-COTTET.
Rendez-vous fut pris début décembre au centre orthopédique Paul Santy de Lyon. L’intervention futt une réussite. Le chirurgien a découvert un ménisque lésé encore réparable. Il en a donc suturé une partie plutôt que de l’enlever totalement. Le ménisque est un morceau de cartilage ayant un rôle d’amortisseur, tel un coussinet. en cas de lésion, l’ôter règle le problème à court terme mais risque d’entraîner une usure plus rapide des autres éléments de l’articulation du genou et l'apparition de nouvelles pathologies, a fortiori pour un sportif comme Mickaël. La contrepartie de la suture est un délai de convalescence allongé.
La période de rééducation a été fixée à 12 semaines environ, avec des étapes permettant de s’assurer de la consolidation de la suture.
Sont alors entrés en scène les 2 autres personnages centraux de cette aventure : les kinés. Tour à tour entre les mains ou les appareils de Jean-Christophe NICOLAS et de son assistante Audrey VILLENEUVE, le joueur s’est astreint à des séances quotidiennes de rééducation. « Jean-Cri » et Audrey ont partagé avec bienveillance les doutes et l’impatience de Mickaël, tout au long de ces 3 mois de convalescence au cours desquels l’articulation blessée et les muscles fragilisées doivent se renforcer et retrouver mobilité et efficacité.
2 docs, 2 kinés... soit 4 professionnels de santé qui sont intervenus en équipe, dans leur domaine respectif d’excellence. 4 ? Mais n’avais-je pas parlé de 5 acteurs prépondérants ?
Le 5ème acteur est évidemment Mickaël. Là ou d’autres auraient renoncé, retardé les échéances ou profité de leur convalescence, lui n’a cessé de penser à son retour sur les terrains, à s’investir totalement dans sa rééducation pour revenir plus fort… Il est bientôt l’heure. "Ce qui ne me tue pas me rend plus fort" F.NIETZSCHE
Par Pierrick Gillet






















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